Créer un blog Présentation

Nom du blog :
cahierscotentin
Description du blog :
actualité littéraire des Cahiers du Cotentin. Publications de Michel Lebonnois et évènements
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
11.12.2006
Dernière mise à jour :
03.07.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Clic, Claque (1)
· Destins (5)
· Expressions LIBRES (3)
· Interstice (1)
· L'ours (4)
· la Maison qui chante (4)
· La Vierge des Morts (5)
· Les Vieux dangers (3)
· poèmes Cédric (4)
· Quand le Nez de Jobourg... (1)
· Rien à Perdre (4)
· RONDS-POINTS (1)

Navigation

Accueil
Livre d'or cahierscotentin
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Clic, Claque!
· nouvelles
· Clique, Claque
· La Maison qui chante 1er épisode
· à lire d'urgence
· Le Secret d'Omonville
· 3ème épisode
· poème plus
· 18 janvier, suite
· Une Nouvelle

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

Bonjour
06.05.2008
Atchoum !
29.04.2008
Je viens t'inviter
16.04.2008
dur dur de lire l'heure de nos jours
07.04.2008
Tout simplement Bravo !
06.04.2008
bonjour !
07.03.2008
Lu d'une traite avec plaisir et intérêt
22.02.2008
Et l'homme qui a vu l'ours du Cotentin !!
17.02.2008
partager nos blogs
27.01.2008
C'est ça la vie !
14.01.2008
Prix Edgar faure 2008
30.11.2007
ça donne envie !
29.10.2007
rôle du papa
09.10.2007
Pas mal!
26.09.2007
Prix Edgar Faure
05.09.2007
Rien à perdre
12.06.2007
Un pied de nez à la morosité
12.06.2007
super mignon
28.05.2007
Vas-y Dadou!
22.05.2007
quel rebondissement!
16.04.2007
RSS

Blogs à découvrir :

· clameurs
· louvianne
· histoires
· diluc
· meditations
· 1000manga
· rigellasanis
· shaqoneil32
· tsubasa
· abcdifeditions

Printemps des Poètes

Posté le 15.03.2007 par cahierscotentin
MON AMOUR


Tu es ma source brune
Qui ne tarit
Qui s’offrant à la lune
Alors prend vie
Aux creux des reins
Mon doux écrin.


(2éme Cahier - page 27)



--

le poème du jour

Posté le 14.03.2007 par cahierscotentin
Le Printemps des poètes, c'est jusqu'au 18 mars ; alors un poème par jour ? Il en a écrit tellement, tous superbes. A propos pour ceux qui voudraient les avoir tous, le livre est encore disponible ! Y a qu'à demander...

LES NOCES


Les noces sont chaque jour
Où les corps se rencontrent

Les airs s’aventurent déjà
Sur les chemins de terre
Qui verront les chanceux
Sous les jupes de la vierge

Les sentiers sont ces yeux
Qui nous indiquent la voie
Par là où sont passés
Les mariés d’autrefois

Les noces sont chaque jour
Où les corps se rencontrent

Printemps des Poètes

Posté le 13.03.2007 par cahierscotentin
Le Printemps des Poètes rend cette année hommage à René CHAR et ses "Lettres d'Amour".
Un poème de Cédric pour y prendre part :
CREDO

Je crois en ce chemin
Qui a fait de tes pas
Ce petit bout de croix
Qui m’inspire ces airs
En poète des sphères.

Je crois en ce destin
Quand nos regards croisèrent
Ce même champ de terre
Où nous ferons le beau
Dans les douceurs de l’eau.

Je crois en ce soudain
Qui transforma nos lèvres
En travail d’orfèvre
Inventant un bijou
Pour nos corps si doux.

Je crois en ce matin
Les larmes sur tes yeux
Me rappelant nos vœux
De semer chaque jour
Quelques graines d’amour.

Je crois en toi si belle
En ton corps éternel
Et j’aimerais enfin
Faire de nous un destin
Au couleurs de la vie.

(Cédric Lebonnois - SUR LA RIVE D'UN MIROIR" 1er Cahier )

Les Vieux Dangers

Posté le 09.03.2007 par cahierscotentin
Comme promis, voilà le premier épisode du conte "Les Vieux Dangers". Je l'envoie un peu en avance car je vais être pris samedi et dimanche au Salon du Livre - Les Pieux. Les cotentinois sont conviés à venir y rencontrer la soixantaine d'auteurs présents, ainsi que les autres artistes qui exposent à la Médiathèque (Brunehilde Lebresne, - expo " Gilles Perrault" - espace littérature enfantine - etc...)

A bientôt

Les Vieux dangers 1

Posté le 09.03.2007 par cahierscotentin
LES VIEUX DANGERS
CONTE

1 - Florent a cinq ans, l’âge où l’esprit s’éveille, où l’imaginaire précède la connaissance.

Il habite loin de la côte normande, loin des vagues et du vent sur les plages de sable où il aime courir. Au cœur de la ville, à flanc de colline, derrière la vieille maison familiale, il a découvert doucement le jardin de ses grands-parents, au rythme des vacances.

Avant qu’il ne sache marcher, il n’en voyait de son parc ou de sa chaise que les premiers brins de pelouse. Et puis il a commencé à se déplacer, pas bien loin, sans quitter le regard de maman, la voix de papa, juste pour le plaisir de sentir les brins d’herbe lui chatouiller les pieds.
Un jour il a su monter les quelques marches qui donnent accès à la grande pelouse plantée d’arbres : un sapin, un cerisier, un palmier, des rhododendrons, au fond de laquelle il devine les premières marches d’un autre escalier caché derrière un saule pleureur. Cela fait plusieurs fois déjà qu’il s’est arrêté longuement près des rosiers, n’osant pas franchir le rideau des frêles branchages qui descendent jusqu’au sol, voile épais frissonnant au vent.

Ce matin de juillet, Florent a pris son petit déjeuner dans la véranda chauffée par le beau soleil de ce début d’été. Le bol suspendu au-dessus de la table entre ses deux mains, il semble absorbé dans ses pensées, le regard perdu vers le fond du jardin. A peine fini de boire son chocolat, il passe chaussures et pull et se précipite sur la terrasse où ses jouets l’attendent.

Parents et grands-parents ne s’en préoccupent pas ; le jardin bien enclos ne présente aucun danger, il peut s’adonner à ses jeux.

feuilleton

Posté le 03.03.2007 par cahierscotentin
Voilà le dernier épisode de "La vierge des Morts". J'espère quelques commentaires...
Les trois semaines suivantes, je vous offrirai un conte inédit, une aventure de Florent, 5 ans, au fond du jardin..."LES VIEUX DANGERS"

Et pour ceux qui le peuvent, passez me voir au Salon des Pieux samedi 10 ou dimanche 11 mars.

A+

dernier épisode

Posté le 03.03.2007 par cahierscotentin
5 - Quand l’Abbé regagna ses appartements, fort modestes mais quand même plus confortables qu’une simple cellule, il trouva qui l’attendait le moine et le petit cadavre dans ses bras :
- « Elle est morte, et le corps est toujours là ! Je crois que nous avons massacré des enfants ! »
- « De toute façon, c’étaient des monstres et des brigands et c’est bonne justice de s’en être débarrassés »
- « Elle disait juste quand elle nous criait que ce n’étaient que des enfants ! »

L’Abbé fut ébranlé par les larmes qui coulaient sur les joues de ce bon moine :
- « Alors, priez pour eux et pour nous ! »

Il partit le lendemain avec deux compagnons et retourna sur le lieu du combat ; les petits corps étaient toujours là, ainsi que celui de l’homme ; des corbeaux s’envolèrent à leur approche :
- « Nous allons leur donner un sépulture, et nous recommanderons tous ces enfants sans familles à notre Mère à tous, la Vierge Marie »
Ainsi fut fait. Ils creusèrent dans le sous-bois une fosse assez grande pour les recevoir tous, cet homme gigantesque que nul n’avait jamais vu dans le pays et ces enfants de la misère, définitivement victimes de la bêtise des hommes. Ils érigèrent sur cette tombe un petit oratoire qu’ils dédièrent à la Vierge Marie. Elle est encore aujourd’hui connue sous ce nom de Vierge des Morts.

Après quoi ils s’enfoncèrent dans la forêt, là d’où étaient venus l’homme et la femme. Après une demie-lieue en suivant le chemin tracé par le géant dans sa course, ils débouchèrent dans une clairière où coulait une source ; plusieurs cabanes grossières l’entouraient, dessinant comme un village. A l’intérieur de ces huttes ils retrouvèrent divers objets volés aux voyageurs, qu’ils rassemblèrent pour les renvoyer au Père Abbé.

Puis ils tinrent conseil et décidèrent de rester ici, d’en faire un lieu de prière pour obtenir pour eux-mêmes et leurs compagnons le pardon divin.

Peu à peu, ils remplacèrent les huttes en branchage par de solides bâtiments construits avec le granit extrait de la forêt ; le chêne et le châtaignier abondaient pour les charpentes ; ainsi s’éleva pour la gloire de Dieu et le salut de leurs âmes ce prieuré nommé « L’Ermitage » qui existe toujours, à une demie-lieue au sud de la Vierge des Morts.

Quant à se qui se passe autour de l’Oratoire…

On raconte que depuis, chaque année,
Dans la nuit des Saints Innocents
Les voyageurs égarés
Dans le froid et le vent
Y voient danser des feux follets.

La Vierge des Morts - 4ème

Posté le 24.02.2007 par cahierscotentin
4 - Après quelques minutes d’hésitation, ils attaquèrent de nouveau ; tout le monde criait, et ce vacarme avait comme il le fallait alerté la troupe qui arrivait au pas de charge. Il avait aussi alerté Jean le bûcheron qui courait de son côté, écrasant les buissons et brisant les arbres. Il entra dans la lice en même temps que les renforts. L’irruption de ce géant, large et haut comme un chêne, provoqua un moment de flottement qu’il mit à profit pour saisir deux hommes d’armes dans ses poings énormes, qu’il souleva au dessus de sa tête ; ce mouvement découvrit ses flancs où deux soldats plantèrent jusqu’à la garde leur lourde épée ; le combat continuait, inégal, entre les petits êtres se battant à mains nues et les soldats bien armés ; Jean tomba sur les genoux ; même ainsi, il était encore aussi grand que les hommes ; il battait l’air de ses poings fermés en perdant son sang à gros bouillons par les larges blessures ouvertes dans ses côtés ; le seigneur s’approcha de lui sur son cheval et lui asséna un grand coup d’épée qui lui fendit le crâne. Il s’écroula sur la mousse du bois, son corps énorme faisant comme un rocher, de derrière lequel surgit en hurlant une femme hirsute, vêtue de haillons qui s’accrocha au bras du mort en vociférant :
- « Ce ne sont que des enfants ! Jean réveille-toi, regarde ce qu’ils font aux enfants ! »
Puis se retournant vers les soldats sidérés, et levant le poing :
- « SOYEZ MAUDITS ! CE N’ETAIENT QUE DES ENFANTS ! »

Puis elle s’effondra sur le corps de son homme.

Le seigneur n’avait pas été long à se ressaisir :
- « La sorcière, c’est la sorcière ! Emparez-vous d’elle et ne la tuez pas ! Elle doit être jugée et brûlée en place publique ! »
Un moine avait ramassé un petit être mort à ses pieds et s’était approché de l’Abbé :
- « Mon Père, regardez, c’est bien un enfant, une fillette même ! »
L’Abbé eut l’air troublé un instant puis se ravisa :
- « Ce n’est que sorcellerie ! C’est elle qui a donné cette apparence humaine à ces êtres démoniaques pour nous abuser ! Dès qu’elle mourra sur le bûcher, ils disparaîtront comme brume sous le soleil et la forêt retrouvera ses chants d’oiseaux. »

Le moine s’inclina, mais alors que déjà la troupe reprenait le chemin du village et de l’abbaye, il décida de garder sur son épaule ce petit corps martyr ; à un autre qui s’en étonnait, il répondit que c’était pour le voir partir en fumée quand la sorcière mourrait dans les flammes.

Le procès qui eut lieu le lendemain matin ne fut pas un modèle d’équité; la cause fut d’autant plus vite entendue qu’à chaque question posée, la femme ne répondait que par des vociférations et des malédictions au milieu desquelles revenait en leit-motiv : « Ce n’étaient que des enfants ! Dis leur, Jean, que ce n’étaient que des enfants ! ».

Le bûcher était prêt sur la place du village : elle y fut attachée à l’heure des vêpres, et il fut allumé à la tombée la nuit pour que toute la contrée en voyant la lueur sache que l’affaire était close.

la Vierge des Morts 3

Posté le 18.02.2007 par cahierscotentin
Désolé pour ceux qui sonr déjà venus pour savoir la suite. Patience, ça vient, ça y est !

3 - Il prit la route comme décidé le lendemain matin, à l’heure où les étoiles s’éteignent une à une dans le ciel dont le bleu de nuit commence à pâlir. Le frère portier referma les lourds battants derrière eux et se rendit à la chapelle pour l’office des matines.

Le jour était venu depuis un peu plus de deux heures quand des coups répétés furent portés contre la porte de l’abbaye. Le frère s’empressa d’ouvrir, et reçut dans ses bras le seigneur dont les yeux étaient englués de sang ; il était soutenu par deux de ses serviteurs qui ne valaient guère mieux que lui et le reste de la troupe était à l’avenant : tous portaient de multiples traces de coups violents et de morsures, et surtout tous étaient pratiquement nus ! Malgré ses blessures, le seigneur rugissait, s’en prenant à tous et d’abord à lui-même :
- « Comment ai-je pu me laisser surprendre par ce fauve qui m’est tombé sur les épaules et m’a griffé les yeux, lacéré le visage et mordu la nuque jusqu’à me faire tomber de cheval ! J’entendais mes compagnons hurler de douleur, en proie aux mêmes agressions. »
L’un des dits compagnons qui s’était approché l’interrompit :
- « Avant d’être à mon tour attaqué, j’ai eu le temps d’apercevoir nos agresseurs ; il ne s’agit pas du tout d’un loup-garou, mais plutôt de petits êtres noirs et sales aux doigts griffus, aux dents acérées… »
Un troisième lui coupa la parole :
- « Des goublins ! A la description que vous en faites, ce sont à coup sûr des goublins ! Ils sont alors envoyés par sorcellerie s’en prendre aux voyageurs ! »
Le Père Abbé qui était arrivé les invita à recevoir les soins que leur état nécessitait et à partager leur repas ; le seigneur avait demandé qu’on fasse prévenir la garnison la plus proche pour qu’on lui envoie une escouade de soldats bien armés : « Le diable et ses sorciers vont trouver leur maître ! »

Deux jours plus tard, chacun s’étant remis de ses blessures et de ses émotions, et les gens d’armes réclamés étant arrivés, il exposa son plan pour prendre en embuscade et détruire jusqu’au dernier ces vermines qui infestaient nos belles forêts. A l’aurore, il sortit de l’abbaye sur son cheval, vêtu de ses plus beaux atours et prit la direction de la forêt. Il était accompagné d’une douzaine de moines vêtus d’une grande cape sous laquelle ils tenaient leurs mains jointes. Ce que nul ne pouvait voir, c’est que tous portaient cote de maille sous leurs vêtements et lourde épée sous le manteau. Ils étaient suivis à distance de voix par une troupe en armes, portant lances et arcs.

L’attaque eut lieu au même endroit, sur le plateau, à l’embranchement où l’on prend le chemin vers Saint-Michel. Aussitôt les capes tombèrent et les épées commencèrent à frapper. Les petits êtres surpris étaient remontés dans les arbres en poussant des cris perçants. Plusieurs restaient à terre, frappés à mort.

poème plus

Posté le 15.02.2007 par cahierscotentin
De la part de Cédric, un autre poème, son favori je crois.
Dites-le lui si vous aimez.

LES PERLES

Et ses yeux étaient perles
Sans douleurs, sans tourments
Simplement adoucis
Par la rondeur de ses seins.

Et ses seins étaient perles
Comme les baisers d’un ange
Tendrement gratifiés
Par la courbure de ses hanches.

Et ses hanches étaient perles
Délicates, incrustées
Dans l’écrin qu’est son corps
Par le chemin de ses reins.

Et ses reins étaient perles
Qu’on caresse humblement
Pour se laisser éblouir
Par la beauté de ses mains.

Et ses mains sont des perles
Comme ses hanches et ses seins
Et ses reins, tout ce corps assemblé
En pendentif doré, relevé et de vie
Par la lumière des yeux.

Et ses yeux étaient perles.

( Cédric Lebonnois - 2ème Cahier, page 27)
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus