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Nom du blog :
cahierscotentin
Description du blog :
actualité littéraire des Cahiers du Cotentin. Publications de Michel Lebonnois et évènements
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
11.12.2006
Dernière mise à jour :
03.07.2008
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Pâques

Posté le 27.03.2008 par cahierscotentin
Pâques, La Pâque... Fête juive devenue chrétienne de "L'Alliance avec Dieu"
Quel sens ont ces mots si l'Homme en est absent ?

Un petit extrait de mes réflexions à propos de mon engagement d'homme...

Extrait de « Sème, Semeur » Michel Lebonnois
« Les Cahiers du Cotentin » 65 rue Saint Sauveur 50130 Cherbourg-Octeville
ISBN : 2—9519786—4—2

« …Ainsi la morale tente-t-elle d’éveiller l’Homme à sa propre conscience du bien et du mal. Elle utilise l’éthique pour se donner du pouvoir en enfermant dans des codes et des rituels ce qui devrait rester ouvert et source de questions ; elle n’en finit pas de répondre, ou de ne pas répondre aux interrogations, aux « pourquoi ».

L’éthique est le mot que j’emploie pour ce qui définit l’humain ; ainsi de l’exemple de la gifle (p.52 de « Mais vivre… ») : la condamnation de principe de toute sanction ayant un caractère de châtiment corporel est un choix éthique, qui affirme qu’un comportement humain adapté exclut ce qui est dégradant pour l’individu. L’éthique, en théorisant la morale, justifie la loi ; elle est l’espace de la règle, elle définit ce qui est possible et ce qui est interdit, ce qui est de l’ordre de l’humain et ce qui devient inhumain. C’est en l’employant en ce sens qu’on parle de « comités d’éthique ».

Vivre en société humaine nous confronte en permanence à ces deux champs complémentaires de référence, l’un qui ouvre et l’autre qui fige, qui sont incontournables dès qu’émerge la question du sens de notre humanité.

Un chemin pris par l’Homme pour tenter de fuir sa propre incapacité de réponse à son idéal de transcendance est l’idée de l’absolu. L’Homme a tellement peu confiance en lui-même qu’il a eu besoin de nommer « dieux » et « démons » les espaces infinis de non-réponse, se rendant ainsi crédible à lui-même sa propre capacité d’accès au bien et au mal.

Ayant ainsi nommé l’innommable, il trouve son propre idéal de transcendance et se donne des codes et des règles pour espérer l’atteindre. Rejeter la morale revient alors à abandonner son propre idéal de transcendance.

Le risque religieux survient quand l’Homme abandonne la question originelle du sens pour en faire une réponse, voie tracée qu’il convient de suivre pour atteindre à l’absolu. Il ne reste qu’à courber l’échine et dire « amen », ou « inch allah ».

Croire en « dieu » (qu’on le nomme ou non) et croire en l’homme sont pour moi indissociables : croire en l’homme, c’est le désirer capable d’atteindre son propre idéal ; croire en « dieu », c’est transcender le désir d’idéal vers lequel tend l’Homme.

Ce miroir à deux faces fonde ce que le philosophe nomme dialectique. Là réside la question que l’éduquant que je suis se pose doublement : pour moi-même et pour celui que j’ai charge d’ouvrir à la vie.

Et je ne crois pas que l’éduquant puisse amener celui qu’il éduque à croire suffisamment en ses propres capacités de transcendance, et d’accéder ainsi à son humanité, s’il n’est pas lui-même engagé sur ce chemin du combat pour l’Homme, s’il n’a pas vissée au fond des tripes la conviction que le seul combat qui vaille est celui que mène l’Humanité pour se tenir debout.

Ce que je nomme « engagement ».

Michel Lebonnois – septembre 2004



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Le Zimbu

Posté le 20.03.2008 par cahierscotentin
Un petit amusement inspiré par l'actualité. Si vous croyez reconnaître quelqu'un c'est normal, c'est fait pour...

Le Zimbu

Une équipe de chercheurs du CNRS composée de paléontologues, de géologues, et de quelques spécialistes des Sciences Humaines vient d’identifier une espèce animale fort ancienne, dont l’apparition aurait suivi de peu celle de l’Homo Sapiens-sapiens dans l’échelle de l’évolution.

Les restes de cette espèce avaient jusqu’à maintenant été attribués tantôt au mammouth, tantôt à un grand bovidé, certains même les rapprochant des grands carnassiers de l’ère secondaire se nourrissant de charognes.

Il est aujourd’hui établi avec certitude, grâce aux études extrêmement fines rendues possibles par les progrès mondialement reconnus de la recherche française, qu’il s’agit d’une espèce beaucoup plus récente, contemporaine des ultimes phases de l’Evolution animale, peut-être même est-ce une autre branche, entre l’Homme et les grands singes, proche de Neandertal. Sans être privilégiée, cette hypothèse est très sérieusement étudiée. Il semble en effet au regard de la capacité de la boîte crânienne que cette espèce pourrait avoir été douée de raison.

La reconstitution d’un squelette bien conservé mis à jour tout récemment dans les vases d’un ancien bras de la Seine a permis de faire connaissance avec cet individu qu’ils ont dénommé « ZIMBU ». Le Zimbu, de lui-même pourrait presque se confondre avec un humain, n’était sa masse osseuse et structurelle beaucoup plus lourde qui donne à penser qu’il devait investir beaucoup d’énergie dans ses déplacements, courant maladroitement à droite ou à gauche sans résultats satisfaisants pour son grand appétit, et de ce fait sans doute était-il dépendant pour sa subsistance d’autres espèces plus agiles qui utilisaient sa force brutale pour conclure leurs chasses au terme d’un patient et rusé rabattage. Le Zimbu recevait alors sa part de la conquête, persuadé d’être l’auteur de la réussite de la chasse, ses capacités intellectuelles ne lui permettant pas de considérer la part active des autres espèces.

C’est sans doute cette incapacité à prendre en considération l’existence des autres qui a valu au Zimbu sa disparition, victime des prédateurs qui se servaient de lui mais n’hésitaient pas à le dévorer quand la chasse n’était pas suffisamment fructueuse. Le Zimbu, de lui-même, était incapable de prise de conscience et ne savait que foncer, sûr de sa force, convaincu que le monde ne pouvait se passer de lui.

Au fond ce pauvre Zimbu devait apparaître comme un gros balourd dont il fallait savoir esquiver les charges brutales, une sorte de taureau de corrida, ce qui explique la confusion qui a régné pendant toutes ces années avant de parvenir enfin à son identification.

Cette espèce est disparue depuis plusieurs millénaires, mais comme pour les Néandertaliens, il n’est pas à exclure que quelques individus existent encore par la grâce des appétits sexuels des humains, les gènes des deux espèces apparaissant comme compatibles. Les greffons issus de ces fusions pulsionnelles ont donc pu se prolonger jusqu’à nous. La génétique n’a pas fini de nous surprendre, et cette découverte pourrait bien donner matière à recherches dans ce domaine. Encore faudrait-il identifier les individus aux organismes ainsi génétiquement modifiés par la nature, et qu’ils acceptent de se soumettre aux multiples tests et examens nécessaires, ce dont on peut sérieusement douter s’ils possèdent les caractéristiques psychologiques attribuées au Zimbu par les chercheurs en psychologie : entêté, sûr de lui et de sa capacité à dominer les autres, inaccessible à tout ce qui pourrait ressembler à un mise en question de sa personne.

Mais les chercheurs ont pour eux leur patience et leur capacité structurelle à s’attaquer à l’infini. N’en doutons pas, le Zimbu finira bien par révéler ses secrets.

ML 20-03-08

7 mars, Offrez un poème

Posté le 07.03.2008 par cahierscotentin
Un petit poème sympa de mon ami Paul Grenier, poète nantais
en cadeau pour le Printemps des poètes.


QUAND LE RIRE AGRESSE
LE SOURIRE CARESSE
CHOISIS TA COULEUR
ET SEME LE BONHEUR.

. PAuL 5-7-2006

et puis encore un autre de Cédric

JUSTE


Juste un songe pour toi
Simplement.
Sans petit prince pathétique.
Juste fragile.
Le temps t’appartient
Ecoute-le doucement.
Et pense bien à toi.
Et de là s’envoleront
Les ombres
Et de là s’épanouiront
Les roses
Des simples mondes
Où les sentiments sont rois
Et les simples vies
Reines.

Cédric
"SUR LA RIVE D'UN MIROIR" 8ème Cahier

Mon île

Posté le 28.02.2008 par cahierscotentin
" Mon île" est le titre de la chanson qui accompagne ce film promotionnel, qui dure 4', réalisé par Jean-Noël et Fabienne, mes neveux à l'accent de soleil, pour faire connaître leur compétence et les services que proposent leur "petite entreprise" toute neuve; les images sont superbes et la voix fort agréable...
Allez sur
http://www.infinimentweb.fr/centre/video/
et une fois sur le site c'est rubrique : film vidéo promotionnel

Ne vous privez pas d'un beau voyage !

Salon

Posté le 28.02.2008 par cahierscotentin
DE 14 HEURES SAMEDI 1 MARS A 18H DIMANCHE 2 MARS, SALON DU LIVRE - LES PIEUX

62 AUTEURS PAS SEULEMENT REGIONAUX . UN BON MOMENT A NE PAS MANQUER

L'ours du Cotentin

Posté le 20.02.2008 par cahierscotentin
Un commentaire très sympa à mon histoire d'ours. Nhésitez pas à aller voir l'homme qui a vu l'ours du Cotentin !!
Je vous conseille de suivre le lien suivant...
[youtubevideo]http://www.youtube.com/watch?v=gaKab2Z8RW8[/youtubevideo]

Sortie prochaine

Posté le 18.02.2008 par cahierscotentin
[i]Un court extrait de "CHERBOURG-PARIS, KM 171", bientôt disponible dans les librairies du Cotentin ainsi qu'à la librairie associative ACALA, 69bis rue Brancion à Paris 15ème.
On peut aussi me le commander. 8 euros franco.[/i]


"...Ce qui étonnait chez Ludovic, c’était son érudition. Il n’était pas du tout un pauvre bougre issu du pavé. Ils passaient de longs moments à discuter, Ludovic avait avis sur tout. Il était prévenant, aimait rendre service. Parfois, il s’asseyait à regarder jouer les enfants, engageait la conversation, même avec les étrangers ; il avait reconnu parler couramment l’anglais et l’allemand.

Mais il ne répondait à aucune question concernant sa vie privée. Jamais depuis le premier jour il n’avait refait d’allusion à sa femme, à sa séparation ; jamais il n’avait évoqué sa vie antérieure, un passé professionnel quelconque. Il se fermait comme une huître dès que la moindre allusion y était faite. Tout le personnel de la station avait respecté cette règle ; sa vie était son affaire.

Et voilà qu’il avait été assassiné, il allait falloir répondre aux questions de policiers moustachus et acariâtres, justifier sa présence ici.

Quel mystère cachait donc cet homme pour venir s’échouer là et finir ainsi, de mort violente ?

La pluie avait cessé avec l’arrivée des pompiers d’abord, puis de la gendarmerie et enfin de la police judiciaire puisqu’il y avait crime. Il était temps de revenir à l’action pour sortir de sa rêverie qui commençait à tourner au cauchemar.

Une jeune femme, guère plus de la trentaine, s’avança vers lui, plutôt jolie, petite brune bien roulée dans son tailleur pantalon de bonne coupe. Un sourire naturel éclairait ses yeux noirs et lui creusait une fossette au coin de la joue… Méditerranéenne sans aucun doute. Lucien fit un effort pour cacher sa surprise et sourit ; il n’y avait donc pas que des moustachus dans la police ! Elle se présenta : « Commissaire Clara Mandoni, SRPJ de Rouen. C’est vous le témoin ? Merci de suivre l’inspecteur Lenoir jusqu’à la voiture s’il vous plaît ». Le ton pour s’adresser à lui était ferme sans agressivité, il avait même perçu dans la voix quelque chose de sympathique porté par un accent chargé de soleil. Elle lui désigna l’homme qui était sorti derrière elle de la voiture. Le contraste était saisissant. L’inspecteur épanouissait sa cinquantaine sportive, baskets et blouson de cuir. Bien qu’il la dominât de la tête et des épaules, descendant des Vikings promu garde du corps, il donnait tous les signes d’une soumission corps et âme à sa supérieure.

Lucien la regarda partir vers la BX qui ressemblait plus que jamais à une épave ; elle se retourna vers lui : « Il faudra surtout m’expliquer comment et pourquoi ce véhicule se trouvait là ! Et depuis quand ? ». Sympathique peut-être, mais pas disposée à s‘écarter du travail…

Quelques dates

Posté le 10.02.2008 par cahierscotentin
Vendredi 15 février à 18h : Rencontre Autour d'un Verre, Bar le Welcome - Cherbourg
avec Philippe Coëpel et Bernard Orange

Samedi 1er et Dimanche 2 Mars : Salon du Livre - LES PIEUX
Pour ma quatrième participation, j'y présente en avant-première "Cherbourg-Paris, KM 171"

Sans oublier le samedi 16 mars à 20h30 à l'Espace Buisson à Tourlaville le "TREMPLIN DES ART'ZIMUTES" Trois groupes en compétition. Entrée 2 euros.

3ème "expression libre"

Posté le 10.02.2008 par cahierscotentin
Troisième et dernier volet de mes Expressions libres, ce texte fait partie de mes réflexions post-départ en retraite, publiées dans « JE REVE ENCORE » en décembre 2006.

MEMOIRE ET SOUVENIRS

La mémoire est liée à l’Histoire ; elle permet la relation exacte des faits sans interprétation. Elle porte la trace incontestable de la vie des Hommes. Les documents de toute nature accumulés au fil des âges sont support de mémoire. Elle est étrangère à l’affect.

Les souvenirs sont liés à la vie, et donc subjectifs. Ils sont ce qui reste quand la mémoire a oublié. Subjectifs par essence, ils servent à raconter sa propre vie, à soi-même et aux autres, d’une façon positive, supportable, acceptable. Bons ou mauvais, ils sont ce qui me reste de ma propre histoire, sur quoi repose mon équilibre. Les greniers sont pleins de supports de “souvenir”, chargés d’abord de l’affectif familial. La mémoire ne m’appartient pas. Elle contient une obligation de rigueur vérifiable. Elle est ce que je restitue de ma vie à la communauté humaine pour qu’elle fonde son devenir sur son passé. Elle est vecteur de lien et de continuité historique.

Un livre comme “La Couplière” (Paul Saillard—Les Cahiers du Cotentin) est un recueil de souvenirs, pas un livre d’Histoire ; il contient d’abord le regard que porte un homme sur huit années de sa vie emportées par l’Histoire. C’est pour cette raison qu’aucune biographie, aucun livre de “Mémoires”, ne peut être retenu comme trace historique en soi ; ces écrits sont par définition de l’ordre du souvenir. Ils sont utiles à la mémoire quand ils sont outils d’exégèse, dans une démarche de confrontation et de recoupement avec d’autres documents, au terme de laquelle l’historien pourra extraire de façon fiable ce qui relève d’une objectivité historique.

Quand j’écris “La Pierre Coupée” ( Dernières Voluptés–Les Cahiers du Cotentin- 2006 ) je n’en fais pas un support de mémoire familiale ; les souvenirs que j’y évoque ne sont pas historiquement exacts, et mes frères et sœurs ne diraient pas les choses de la même façon, mais ce sont mes souvenirs, c’est à dire la relation de ce que j’ai envie de dire de mon enfance. Les souvenirs sont un mélange de réalité, de rêves, de désirs assouvis ou non, d’amour ou de haine qui sont le regard que je porte sur ce que les autres me donnent. Ils apportent à la rigueur historique une fantaisie qui la rend supportable.

Les révisonnistes nient la mémoire, ils veulent faire croire que tout ce qui est dit de l’Histoire n’est que souvenirs, donc entaché de subjectivité, donc sujet à caution. Les incidents à propos de cette loi qui prétendait figer la mémoire historique de la colonisation sont une illustration criante d’une volonté de manipuler la trace historique de référence en ne retenant que ce qui est de l’ordre du souvenir d’une certaine catégorie sociale pour en faire la norme historique ; la mémoire impose qu’on parle aussi des exactions de la colonisation si on veut que la mémoire collective en retienne ce qu’elle a pu avoir de “positif”.
Le néo-libéralisme nie la mémoire ; le lien social historique, nécessaire en tant que support rassurant d’enracinement est nié, dévalorisé, voire sytématiquement détruit, dans un système qui prétend imposer un présent uniquement porteur d’avenir, sans faire référence aux fondations sociétales. Les entretiens d’embaûche portent aujourd’hui sur la recherche d’individus exploitables et non plus sur l’attention à ce que la personne peut apporter ; l’expérience, la formation, l’ancienneté, deviennent dans un CV des éléments rédhibitoires. Pas de pensée propre, pas de références antérieures, pas d’acquis pédagogiques étrangers.

Notre société a perdu la mémoire. Elle impose un mode de vie qui veut ignorer qu’elle a eu un “avant”. Elle a rompu ses amarres ; pas étonnant qu’elle aille à la dérive.…

Cette lutte contre les « faiseurs d’oubli » mondialisateurs est plus que jamais d’actualité. Comme toute lutte, elle n’a de chances d’être signifiante que si elle fédère ses forces, et ce d’autant plus que notre seule « arme » est notre parole d’hommes et de femmes...

J’ai composé la chanson qui suit pour exprimer ce ressenti de déracinement, ce refus d’être arraché de ma vie et de tout ce qui a été porteur d’action collective, et dont je reste convaincu que c’est la vraie voie vers le Devenir Humain.

Notre marche n’est pas terminée.

Nous avons tant rêvé
(p/m Michel Lebonnois juin 2006)

Nous avons tant rêvé de Justice de Paix,
D’amour universel, de peuples fraternels.
Nous avons tant rêvé, nous avons tant rêvé.
Interdit d’interdire, faites l’amour pas la guerre !
Nucléaire non merci ! Qui est Dieu, je le suis…
Nous avons tant rêvé, nous avons tant rêvé.

Et du travail pour tous, et la fraternité,
Eloignons la misère ! Tous heureux sur la Terre.
Nous avons tant rêvé, nous avons tant rêvé.
Et les murs abattus, et l’armée jamais plus !
Le dialogue à l’usine, tous copains et copines…
Nous avons tant rêvé, nous avons tant rêvé.

Des enfants si je veux, mais pour toi je veux bien
Refaire le monde à deux, il fera beau demain.
Nous avons tant rêvé, nous avons tant rêvé.
Et prendre la parole, et décider nous-mêmes !
Libérer le Larzac ! Y dormir dans nos sacs…
Nous avons tant rêvé, nous avons tant rêvé.

Tout ça c’était hier, périmé, obsolète !
Jeté aux oubliettes de la modernité.
C’est fini de rêver, c’est fini de rêver
Et le chacun pour soi ! Fini les syndicats !
Les luttes collectives s’en vont à le dérive…
C’est fini de rêver, c’est fini de rêver…

Mais moi, je rêve encore ! encore ! encore !…


Les « créateurs de l’oubli » voudraient nous faire croire que notre mémoire nous joue des tours, que tout ce à quoi nous avons cru, nos luttes pour une vie meilleure, nos rêves d’un avenir fraternel pour nos enfants, n’ont jamais existé, ne sont qu’un avatar de l’histoire, que la seule voie possible est le néo-libéralisme avec ce qu’il véhicule de rupture du lien social, d’isolement inéluctable de chacun dans sa bulle - de possédant ou d’exploité …
« Et tout ça est normal
Et tout ça me fait mal
Ça se passe chez moi… » comme chante Michel Buhler

Pour être créateurs d’avenir, il nous faut aussi être des gardiens de mémoire. Miguel Benasayag in « Parcours, engagement et résistance, une vie », Ed Calmann-Levy – février 2004 – pages 171 et suiv.) théorise ces mécanismes qui font d’une société sans mémoire une société sans avenir.

Il ne s’agit surtout pas de dire que « c’était mieux avant ». C’est justement parce que ce n’était pas mieux avant que nous avons rêvé l’avenir autrement. Nous devons continuer d’affirmer et d’argumenter ce rêve pour qu’il se réalise, malgré tout.

Michel Lebonnois

sortie, suite

Posté le 05.02.2008 par cahierscotentin
Dans le message précédent, j'ai omis de préciser : la mise en librairie se fera après le salon du 1-2 mars, mais rien n'empêche de le commander dès maintenant. Il coûte 8 euros franco.

Commande par courrier contenant votre chèque de 8 euros à

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