Créer un blog Présentation

Nom du blog :
cahierscotentin
Description du blog :
actualité littéraire des Cahiers du Cotentin. Publications de Michel Lebonnois et évènements
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
11.12.2006
Dernière mise à jour :
13.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Clic, Claque (1)
· Destins (5)
· Expressions LIBRES (3)
· Interstice (1)
· L'ours (4)
· la Maison qui chante (4)
· La Vierge des Morts (5)
· Les Vieux dangers (3)
· poèmes Cédric (4)
· Quand le Nez de Jobourg... (1)
· Rien à Perdre (4)
· RONDS-POINTS (1)

Navigation

Accueil
Livre d'or cahierscotentin
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Clic, Claque!
· nouvelles
· Clique, Claque
· La Maison qui chante 1er épisode
· à lire d'urgence
· Le Secret d'Omonville
· 3ème épisode
· poème plus
· 18 janvier, suite
· Une Nouvelle

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

Bonjour
06.05.2008
Atchoum !
29.04.2008
Je viens t'inviter
16.04.2008
dur dur de lire l'heure de nos jours
07.04.2008
Tout simplement Bravo !
06.04.2008
bonjour !
07.03.2008
Lu d'une traite avec plaisir et intérêt
22.02.2008
Et l'homme qui a vu l'ours du Cotentin !!
17.02.2008
partager nos blogs
27.01.2008
C'est ça la vie !
14.01.2008
Prix Edgar faure 2008
30.11.2007
ça donne envie !
29.10.2007
rôle du papa
09.10.2007
Pas mal!
26.09.2007
Prix Edgar Faure
05.09.2007
Rien à perdre
12.06.2007
Un pied de nez à la morosité
12.06.2007
super mignon
28.05.2007
Vas-y Dadou!
22.05.2007
quel rebondissement!
16.04.2007
RSS

Blogs 18 à découvrir :

· clameurs
· louvianne
· histoires
· diluc
· meditations
· 1000manga
· rigellasanis
· shaqoneil32
· tsubasa
· abcdifeditions

Cherbourg-Atlantique

Posté le 13.05.2008 par cahierscotentin
Ultime présentation de la création du spectacle écrit par Cédric Lebonnois, au Théâtre de Villepreux, samedi 17 mai.

ACALA

Posté le 05.05.2008 par cahierscotentin
Ce message est plutôt pour les amis de la région parisienne. La Librairie associative ACALA a dû fermer sa porte, faute de finances. C'est malheureusement le lot de beaucoup de petites assoc, où la bonne volonté ne suffit pas. Merci à Gérard d'avoir porté pendant deux ans ce projet sympathique. Je n'ai donc plus de lieu de dépôt parisien. mais je rappelle que les ventes en direct sur commande sont livrées "franco de port". Autant faire profiter les amis de ce que je laisse aux libraires...

J'étais samedi au Festival du Livre de Trévières. Petite vente mais super ambiance. Une organisation associative de grande qualité qui mérite d'être soutenue.

Au plaisir

Rencontre

Posté le 30.04.2008 par cahierscotentin
VENDREDI 2 MAI

RENCONTRE AUTOUR D'UN VERRE particulière avec Gilles Lerouvillois, illustrateur de Livres pour enfants et Matthieu Laville qui nous fera découvrir et apprécier sa poésie chantée.

Même cinq minutes, venez au Welcome entre 18h et 20h

nouveau site

Posté le 19.04.2008 par cahierscotentin
http://cahierscotentin.jimdo.com/ est le nom de mon nouveau site où mes livres sont présentés. Bienvenue

Salon

Posté le 16.04.2008 par cahierscotentin
Agenda :

Vendredi 18 avril : "Rencontre Autour d'un Verre" avec Stépahane Martial

Dimanche 20 avril, je serai au Salon du Livre de Torigni-sur-Vire, invité par la Société des Ecrivains Normands.

Vendredi 2 mai : "Rencontre Autour d'un Verre" avec Gilles Lerouvillois, dessinateur-illustrateur de livres pu enfants, et Matthieu Laville, auteur-compositeur-interprète de chanson française.

Samedi 3 mai à Trévières, Festival du Livre Normand, invité par l'Association "Marais-Page"

Heure d'été

Posté le 29.03.2008 par cahierscotentin
C'est ce soir que nous changeons d'heure. Attention aux insomnies !! Une histoire extraite de "CLIC, CLAQUE ! et autres histoires"

INTERSTICE

A la recherche du temps perdu...

Samedi 25 mars 2006, 20h et quelques. Installé devant la télé, je mangeais ma soupe que j’avais préparé moi-même : carottes et pommes de terre râpées en julienne, poireaux finement émincés, oignons hachés et vermicelle. Un régal, j’aime la soupe, depuis que je suis tout petit. Ma grand-mère en jouait, qui me menaçait si je n’étais pas sage de me « mettre de l’eau dans ma soupe » ; cela me semblait le comble de l’horreur et je faisais des efforts démesurés pour échapper à cette calamité…

La présentatrice du journal télévisé nous avait rappelé que cette nuit, nous passions à l’heure d’été. Sur fond d’horloge, le commentaire expliquait qu’à deux heures, il serait trois heures ; et l’horloge marquait d’un triangle rouge clignotant la zone entre deux et trois pour symboliser l’heure qui n’existerait pas cette nuit. Pas de trains entre deux et trois, pas de travail entre deux et trois, pas de sommeil entre deux et trois ; une heure de perdue, sacrifiée il y a trente ans sur l’autel giscardien des économies d’énergie.

Je m’étais laissé prendre un moment sur Arte par un reportage traitant d’une région d’Anatolie où se construisait un barrage qui menaçait d’engloutir un site archéologique extraordinaire mis à jour à l’occasion des fouilles conservatrices préalables à la mise en eau. Neuf hectares de thermes romains alimentés par une source chaude encore active, en état surprenant de conservation ; d’où débats et polémiques entre les acteurs du barrage promettant les richesses agricoles à une population de paysans miséreux et les archéologues promettant les richesses touristiques soutenus par tout ce que le monde compte de sommités en matière de sauvegarde du patrimoine mondial. À 21h30, un zapping rapide pour vérifier les autres chaînes, proposant émissions populistes débiles ou séries policières américaines insipides. Il pleuvait, on perdait une heure, je serais mieux dans mon lit. À 21h45, je dormais comme un bienheureux.

Pourquoi me suis-je réveillé à une heure cinquante neuf ? Trop chaud, une espèce d’angoisse… Dans ce demi-sommeil, ou demi-réveil, mon œil s’est accroché au cadran rouge du réveil, rouge comme l’heure perdue. Perdue, mais l’est-elle vraiment pour tout le monde ? Que devient-elle ? Les secondes s’égrenaient et l’instant fatidique approchait ; je restais les yeux fixés sur cet écran : qu’allait-il se passer ?

58, 59…Sans préavis, je me sentis aspiré dans ce vide créé entre deux et trois, dans cette zone rouge clignotante qui devenait mon aire de vie. Pourquoi ai-je regardé l’écran ?! Je tombais dans cet interstice temporel, enveloppé d’une lueur rougeâtre, froide, insipide, inodore, et surtout silencieuse ; pas le moindre son ! Je cherchais vainement le tic-tac rassurant de ma vieille horloge centenaire qui avait elle aussi perdu une heure cette nuit. Je tombais, je tombais…

Brutalement je roulai sur le sol d’une pièce étrange, sorte de vaste cube sans toit aux parois métalliques lisses et nettes légèrement inclinées comme un entonnoir, sans une ouverture, sans un meuble, baignée de lumière rouge, et fus en même temps plongé dans un tintamarre immatériel qui me fit me recroqueviller dans un coin ; il y avait eu d’abord un choc violent, comme la chute d’un gros objet qui aurait éclaté en s’écrasant au sol, puis une série de coups plus légers assortis chacun d’une discrète explosion, enfin un crépitement de feu d’artifice provoqué par la chute invisible d’une multitude de petits objets ; cela faisait penser à une bombe à fragmentation. Prostré dans mon coin, j’ouvrais des yeux écarquillés sans rien pouvoir discerner de matériel justifiant ce vacarme. Puis le silence revint.

J’allais enfin bouger, tenter de trouver une issue à cette invraisemblable aventure quand j’entendis des pas. Je me fis de nouveau le plus petit possible dans le coin le plus sombre : une ouverture se fit dans le mur en face et une créature entra dans la pièce avec d’infinies précautions, regardant attentivement où ses pieds se posaient, comme s’ils risquaient d’écraser je ne sais quoi d’invisible à mes yeux. Je reconnus E.T., ce petit personnage extraterrestre qui cherchait sa maison ; il tenait dans ses mains une pelle et une balayette et traînait derrière lui un chariot. Il ne me vit pas tout de suite, manifestement préoccupé par quelque chose de beaucoup plus important. À peine entré, il se mit au travail ; c’est tout au moins ce que je crus comprendre à le voir s’affairer, avançant doucement, méthodiquement, et ramassant à chaque pas des objets que je ne voyais pas qu’il déposait dans son chariot avec minutie, en cochant consciencieusement une case dans un tableau accroché au flanc de sa machine. Il parcourut ainsi toute la pièce, centimètre par centimètre, en maugréant des mots d’abord incompréhensibles, se précisant au fur et à mesure qu’il approchait de moi :
- « Et chaque année c’est pareil ! Ne rien oublier, ne pas en laisser une seule, sinon nous ne pourrions pas la réparer pour la renvoyer dans six mois… »
De quoi parlait-il donc ? Il me touchait presque, le regard fixé au sol, continuant rigoureusement sa cueillette mystérieuse. Il souleva mon pied pour ramasser quelque chose dessous, et prit en même temps conscience de ma présence : il recula d’un bond en poussant un cri auquel fit écho ma propre peur.
- « Mais qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faites-là ? Vous n’appartenez pas à l’heure perdue, que je sache ? Cette pollution est inadmissible, vous allez m’égarer des secondes et ce sera la catastrophe ! »
- [i]« Je suis désolé monsieur E.T., c’est un accident, j’ai regardé mon réveil juste au moment où l’heure se perdait, et elle m’a emmené avec elle ! Aidez-moi, je veux retrouver ma maison… »
- « Eh, ho, ce refrain-là, je connais. Mettez vous près de la porte où j’ai déjà nettoyé, je vous inspecterai après, quand j’aurai fini et que je saurai combien il en manque. »
- « Mais, de quoi ? »
- « Eh bien des secondes pardi, 3600, qu’il nous faut ensuite regrouper en 60 minutes elles-mêmes rassemblées pour reconstituer l’heure perdue qui s’est écrasée dans cet habitacle conçu à cet effet. Vous n’imaginez pas le mal que nous avons eu la première fois, en l’an 1976 de votre planète, quand nous avons vu arriver cet objet insolite qui s’est éparpillé partout. Cela nous a pris des jours et des jours pour les retrouver toutes. Alors nous avons construit ce réceptacle, bien lisse, bien propre où je les ramasse en les comptabilisant soigneusement. Voilà, j’ai fini ; il m’en manque une douzaine qui doivent être collées sur vous où sous vos semelles, laissez-moi regarder. » [/i]

Après une inspection minutieuse ponctuée de sourires et d’exclamations chaque fois qu’il trouvait sur moi une seconde égarée, il se redressa, mit les mains sur son chariot et m’entraîna avec lui :
[i]- « C’est terminé, il n’en manque pas une ; nous allons pouvoir la réparer. Dans six mois la porte temporelle s’ouvrira pour l’heure d’hiver et nous pourrons la renvoyer, toute neuve. Vous pourrez repartir
- « Comment ça six mois ? Mais j’ai autre chose à faire que de rester là, nulle part, enfin je ne sais pas où ! Ma femme va être affreusement inquiète, du moins je l’espère ! S’il vous plaît, vous n’auriez pas un téléphone ? Je veux rentrer à la maison ! »
- « Je vous ai déjà dit que je connais ce refrain, et je vous comprends. Je vais en parler avec le conseil, quelqu’un aura peut-être une solution. »[/i]

Je le suivis dans des couloirs éclairés par une lumière douce et reposante, dont les cloisons étaient des serres où poussaient toute sorte de plantes inconnues ; je l’arrêtai soudain :
- [i]« C’est bien un petit sapin que vous avez là, et ici un rosier, et plus loin un plan de carottes… ? »
- « En effet, ce secteur est celui de votre planète. »
- « Alors les plantes que je ne connais pas viennent d’autres planètes ? »
- « Dites donc, je vous trouve bien curieux pour quelqu’un qui prétend être là par accident ; vous ne seriez pas plutôt venu nous espionner ? »
- « Non, non, j’oublie tout mais aidez-moi… »
- « Oui, je sais, maison ! »[/i]
Il m’installa dans une petite chambre confortable, dans l’angle de laquelle trônait un énorme ours en peluche :
- « Un souvenir de voyage… » me précisa-t-il
Il revint quelques instants après avec sur un plateau une tasse fumante accompagnée de quelques madeleines:
- [i]« Mangez un peu, buvez cette tisane et finissez votre nuit. Demain sera un autre jour »
- « Vous voilà bien philosophe tout d’un coup ! »
- « Aucune science n’a de secrets pour moi ! » [/i]Et il me laissa.

Sous l’effet de la tisane sans doute, je m’endormis d’une masse et sombrai dans un sommeil profond sans rêves ni cauchemars.

Une main douce et ferme me secouait ; je m’accrochais à mon sommeil libérateur. La voix qui accompagnait le geste n’était pas celle d’E.T. ; je connaissais cette voix…

Je m’éveillai d’un bond, j’avais reconnu la voix de ma femme : je la regardais d’un air hagard, éperdu :
- [i]« Qu’est-ce qui se passe ? Tu en fais une tête, on croirait que tu reviens de la lune ! »
- « Ah ! Tu crois que c’était sur la Lune ? »
- « De quoi parles-tu ? » « Non, rien excuse-moi… Je me sens vraiment reposé, et bien content de te voir. » [/i]

Prochaine "RENCONTRE AUTOUR D'UN VERRE"

Posté le 29.03.2008 par cahierscotentin
La prochaine "Rencontre autour d'un verre" aura lieu le 18 avril, au "Welcome" comme d'habitude.
Mon invité sera cette fois un poète, un vrai, dont les oeuvres ont déjà été primées.

Stéphane Martial habite La Haye du Puits. Avant d'être poète, il était avocat ; une autre façon de manier les mots et la syntaxe.

Il vient de publier son quatrième recueil, de poèsie en prose, intitulé "EN AMONT DU TUMULTE"

Les trois autres étaient, dans l'ordre
- "FACE A LA PORTE ETROITE" - Prix Louis Bouilhet en 2005- présenté comme "recueil d'apprentissage, où il se "plie aux exigences du mètre et de la rime"
- "RIME ET PROSE EN POESIE" - Prix Pierre Corneille en 2006- où il passe d'une forme classique, surtout des sonnets, à la prose où "la poésie tente la transmutation d'un quotidien enun univers langagier défiant les lois de la pesanteur du verbe"
- "ECRIT D'OMBRE" -publié en mars 2007- "La prose se fait murmure, chant, incantation,psalmodie..."

Pâques

Posté le 27.03.2008 par cahierscotentin
Pâques, La Pâque... Fête juive devenue chrétienne de "L'Alliance avec Dieu"
Quel sens ont ces mots si l'Homme en est absent ?

Un petit extrait de mes réflexions à propos de mon engagement d'homme...

Extrait de « Sème, Semeur » Michel Lebonnois
« Les Cahiers du Cotentin » 65 rue Saint Sauveur 50130 Cherbourg-Octeville
ISBN : 2—9519786—4—2

« …Ainsi la morale tente-t-elle d’éveiller l’Homme à sa propre conscience du bien et du mal. Elle utilise l’éthique pour se donner du pouvoir en enfermant dans des codes et des rituels ce qui devrait rester ouvert et source de questions ; elle n’en finit pas de répondre, ou de ne pas répondre aux interrogations, aux « pourquoi ».

L’éthique est le mot que j’emploie pour ce qui définit l’humain ; ainsi de l’exemple de la gifle (p.52 de « Mais vivre… ») : la condamnation de principe de toute sanction ayant un caractère de châtiment corporel est un choix éthique, qui affirme qu’un comportement humain adapté exclut ce qui est dégradant pour l’individu. L’éthique, en théorisant la morale, justifie la loi ; elle est l’espace de la règle, elle définit ce qui est possible et ce qui est interdit, ce qui est de l’ordre de l’humain et ce qui devient inhumain. C’est en l’employant en ce sens qu’on parle de « comités d’éthique ».

Vivre en société humaine nous confronte en permanence à ces deux champs complémentaires de référence, l’un qui ouvre et l’autre qui fige, qui sont incontournables dès qu’émerge la question du sens de notre humanité.

Un chemin pris par l’Homme pour tenter de fuir sa propre incapacité de réponse à son idéal de transcendance est l’idée de l’absolu. L’Homme a tellement peu confiance en lui-même qu’il a eu besoin de nommer « dieux » et « démons » les espaces infinis de non-réponse, se rendant ainsi crédible à lui-même sa propre capacité d’accès au bien et au mal.

Ayant ainsi nommé l’innommable, il trouve son propre idéal de transcendance et se donne des codes et des règles pour espérer l’atteindre. Rejeter la morale revient alors à abandonner son propre idéal de transcendance.

Le risque religieux survient quand l’Homme abandonne la question originelle du sens pour en faire une réponse, voie tracée qu’il convient de suivre pour atteindre à l’absolu. Il ne reste qu’à courber l’échine et dire « amen », ou « inch allah ».

Croire en « dieu » (qu’on le nomme ou non) et croire en l’homme sont pour moi indissociables : croire en l’homme, c’est le désirer capable d’atteindre son propre idéal ; croire en « dieu », c’est transcender le désir d’idéal vers lequel tend l’Homme.

Ce miroir à deux faces fonde ce que le philosophe nomme dialectique. Là réside la question que l’éduquant que je suis se pose doublement : pour moi-même et pour celui que j’ai charge d’ouvrir à la vie.

Et je ne crois pas que l’éduquant puisse amener celui qu’il éduque à croire suffisamment en ses propres capacités de transcendance, et d’accéder ainsi à son humanité, s’il n’est pas lui-même engagé sur ce chemin du combat pour l’Homme, s’il n’a pas vissée au fond des tripes la conviction que le seul combat qui vaille est celui que mène l’Humanité pour se tenir debout.

Ce que je nomme « engagement ».

Michel Lebonnois – septembre 2004

Le Zimbu

Posté le 20.03.2008 par cahierscotentin
Un petit amusement inspiré par l'actualité. Si vous croyez reconnaître quelqu'un c'est normal, c'est fait pour...

Le Zimbu

Une équipe de chercheurs du CNRS composée de paléontologues, de géologues, et de quelques spécialistes des Sciences Humaines vient d’identifier une espèce animale fort ancienne, dont l’apparition aurait suivi de peu celle de l’Homo Sapiens-sapiens dans l’échelle de l’évolution.

Les restes de cette espèce avaient jusqu’à maintenant été attribués tantôt au mammouth, tantôt à un grand bovidé, certains même les rapprochant des grands carnassiers de l’ère secondaire se nourrissant de charognes.

Il est aujourd’hui établi avec certitude, grâce aux études extrêmement fines rendues possibles par les progrès mondialement reconnus de la recherche française, qu’il s’agit d’une espèce beaucoup plus récente, contemporaine des ultimes phases de l’Evolution animale, peut-être même est-ce une autre branche, entre l’Homme et les grands singes, proche de Neandertal. Sans être privilégiée, cette hypothèse est très sérieusement étudiée. Il semble en effet au regard de la capacité de la boîte crânienne que cette espèce pourrait avoir été douée de raison.

La reconstitution d’un squelette bien conservé mis à jour tout récemment dans les vases d’un ancien bras de la Seine a permis de faire connaissance avec cet individu qu’ils ont dénommé « ZIMBU ». Le Zimbu, de lui-même pourrait presque se confondre avec un humain, n’était sa masse osseuse et structurelle beaucoup plus lourde qui donne à penser qu’il devait investir beaucoup d’énergie dans ses déplacements, courant maladroitement à droite ou à gauche sans résultats satisfaisants pour son grand appétit, et de ce fait sans doute était-il dépendant pour sa subsistance d’autres espèces plus agiles qui utilisaient sa force brutale pour conclure leurs chasses au terme d’un patient et rusé rabattage. Le Zimbu recevait alors sa part de la conquête, persuadé d’être l’auteur de la réussite de la chasse, ses capacités intellectuelles ne lui permettant pas de considérer la part active des autres espèces.

C’est sans doute cette incapacité à prendre en considération l’existence des autres qui a valu au Zimbu sa disparition, victime des prédateurs qui se servaient de lui mais n’hésitaient pas à le dévorer quand la chasse n’était pas suffisamment fructueuse. Le Zimbu, de lui-même, était incapable de prise de conscience et ne savait que foncer, sûr de sa force, convaincu que le monde ne pouvait se passer de lui.

Au fond ce pauvre Zimbu devait apparaître comme un gros balourd dont il fallait savoir esquiver les charges brutales, une sorte de taureau de corrida, ce qui explique la confusion qui a régné pendant toutes ces années avant de parvenir enfin à son identification.

Cette espèce est disparue depuis plusieurs millénaires, mais comme pour les Néandertaliens, il n’est pas à exclure que quelques individus existent encore par la grâce des appétits sexuels des humains, les gènes des deux espèces apparaissant comme compatibles. Les greffons issus de ces fusions pulsionnelles ont donc pu se prolonger jusqu’à nous. La génétique n’a pas fini de nous surprendre, et cette découverte pourrait bien donner matière à recherches dans ce domaine. Encore faudrait-il identifier les individus aux organismes ainsi génétiquement modifiés par la nature, et qu’ils acceptent de se soumettre aux multiples tests et examens nécessaires, ce dont on peut sérieusement douter s’ils possèdent les caractéristiques psychologiques attribuées au Zimbu par les chercheurs en psychologie : entêté, sûr de lui et de sa capacité à dominer les autres, inaccessible à tout ce qui pourrait ressembler à un mise en question de sa personne.

Mais les chercheurs ont pour eux leur patience et leur capacité structurelle à s’attaquer à l’infini. N’en doutons pas, le Zimbu finira bien par révéler ses secrets.

ML 20-03-08

7 mars, Offrez un poème

Posté le 07.03.2008 par cahierscotentin
Un petit poème sympa de mon ami Paul Grenier, poète nantais
en cadeau pour le Printemps des poètes.


QUAND LE RIRE AGRESSE
LE SOURIRE CARESSE
CHOISIS TA COULEUR
ET SEME LE BONHEUR.

. PAuL 5-7-2006

et puis encore un autre de Cédric

JUSTE


Juste un songe pour toi
Simplement.
Sans petit prince pathétique.
Juste fragile.
Le temps t’appartient
Ecoute-le doucement.
Et pense bien à toi.
Et de là s’envoleront
Les ombres
Et de là s’épanouiront
Les roses
Des simples mondes
Où les sentiments sont rois
Et les simples vies
Reines.

Cédric
"SUR LA RIVE D'UN MIROIR" 8ème Cahier

1 2 3 4 5 6 7 8 | >>> | Dernière page
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus