Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
cahierscotentin
Description du blog :
actualité littéraire des Cahiers du Cotentin. Publications de Michel Lebonnois et évènements
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
11.12.2006
Dernière mise à jour :
29.10.2009

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Clic, Claque (1)
· Dernieres voluptés (1)
· Destins (5)
· Expressions LIBRES (3)
· Interstice (1)
· L'ours (4)
· La Maison qui chante (4)
· La Vierge des Morts (5)
· Les Vieux dangers (3)
· Poèmes Cédric (3)
· Quand le Nez de Jobourg... (1)
· Rien à Perdre (4)
· RONDS-POINTS (1)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or cahierscotentin
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Clic, Claque!
· Clique, Claque
· Le Secret d'Omonville
· La Maison qui chante 1er épisode
· nouvelles

· à lire d'urgence
· Notes d'Exil
· L'ours qui a vu l'homme
· poème plus
· 3ème épisode
· Une Nouvelle
· dernier épisode
· 18 janvier, suite
· Heure d'été
· Rien à perdre 4ème et dernier

Voir plus
 

Statistiques 97 articles


Derniers commentaires

carteret me manque et j'aimerais tant m'enfouir en ses entrailles....po ur pleurer et...dire...
(Voir la suite)
Par Dumont, le 21.08.2009


bonsoir, le hangar (notre blog littéraire) organise un concours, avec un lot à la clef. il suffit de nous e...
(Voir la suite)
Par Hazel, le 07.06.2009


merci michel pour cette initiative "rencontre autour d'un verre" qui est une réussite, vivement le 5 décembre....
(Voir la suite)
Par Lagalle, le 26.05.2009


merci michel pour cette sympathique après-midi autour d'un verre (23 mai 09) au plaisir hervé constantin ...
(Voir la suite)
Par Hervé Constantin, le 24.05.2009


bonjour merci de soutenir l'ours du cotentin une suite est en préparation .... pour bientôt ...
(Voir la suite)
Par patrice guillerm, le 30.04.2009


je te souhaite une bonne soiree du 29. je ne connais pas la chine mais j'ai passe 3 mois a taiwan en 2007.......
(Voir la suite)
Par LACOSTE, le 23.11.2008


j'aimerais venir mais je vis en afrique du sud..... j'ai mis quelques romans, poemes et autres sur mon blog e...
(Voir la suite)
Par LACOSTE, le 21.11.2008


pas asser d'image ...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 13.11.2008


sentiments partagés avec l'internaute précédent (cher collègue!)..... . je lance une bouteille à la mer pour r...
(Voir la suite)
Par Grandin, le 23.09.2008


c'est un outil indispensable et tu fais bien de le ressortir mais malheureusement ceux qui devraient impérativ...
(Voir la suite)
Par lefebvre, le 22.09.2008


l'ours du cotentin est menacé de disparaitre de son beau pays de vauville aidez nous !pour sa saugarde pou...
(Voir la suite)
Par Pat Nareff, le 22.09.2008


joli texte sur les naseaux du cotentin - j'en éternue de plaisir !...
(Voir la suite)
Par Erik, le 29.04.2008


le technicien technophobe préfère les bons vieux mouvements d'horlogerie aux cons posants électroniques. messa...
(Voir la suite)
Par Nguyen Huu Richard, le 07.04.2008


belle créativité d'esprit à partir d'un évènement qui revient à tous les printemps, le changement d'heure, cet...
(Voir la suite)
Par Michel King, le 06.04.2008


je suis incapable d'écrire des poèmes et suis admirative devant cet art. pour moi ce sont les romans, deux à c...
(Voir la suite)
Par christine chancel, le 07.03.2008


RSS

Recherche
Recherche personnalisée
Recherchez aussi :


Blogs et sites préférés

· Brunehilde Lebresne
· Bernard Orange
· Eric Larsen auteur normand
· Les Cordes
· Mes livres
· radio sympa
· Dominique Gros


Quand le Nez de Jobourg...

Une Nouvelle

Publié le 23/05/2007 à 12:00 par cahierscotentin
Vous êtes nombreux à être passés ces derniers jours, et j'étais en rade ! Plus moyen d'accéder à mon blog ! Enfin le problème est en partie résolu. Donc je vous donne en une seule fois cette histoire qui nous a bien fait rire avec Florent.

QUAND LE NEZ DE JOBOURG ETERNUA
conte

Ecrit avec et Pour Florent, six ans, déjà passionné par l’histoire du monde

A l’aube du monde, il y a des millions d’années, les Terres formaient une seule masse au milieu d’un océan qui abritait les prémices de la vie.
Quelque part au milieu de ces Terres, une colline parmi tant d’autres se tenait au chaud sous ses forêts.
Cette masse était en permanence agitée de soubresauts, frappée par les orages, bousculée par les vents ; des volcans immenses explosaient dans les vallées et la masse craquait et se brisait. Elle se mit à se disloquer, des morceaux partirent à la dérive, flottant sur le magma que vomissaient les volcans. La mer emplissait les vides entre les morceaux de Terre qui devenaient des îles ou des continents.
La colline restait au chaud sous ses forêts. L’eau s’était rapprochée, mais elle était quand même encore bien loin. Les vents courant autour de la Terre ne faisaient qu’agiter la cime des grands arbres et les pluies torrentielles arrêtées par les épaisses frondaisons ne pouvaient pénétrer qu’en rosée bienfaisante jusqu’à l’humus qui lui servait de couverture. Elle se trouvait bien ici, ses rochers solides sentaient la chaleur de l’épaisse couche de feuilles, d’herbe, de champignons, qui la recouvrait, et dans laquelle commençaient à s’agiter des vers et des insectes, premiers instants de l’évolution animale.
Ainsi vécut la Terre pendant quelques millions d’années. La Vie dans les mers apparut. Les bulles de l’océan remplirent l’atmosphère d’oxygène, et les animaux qui avaient besoin de ce gaz vital purent alors se développer.
Passèrent le Trias, première époque des dinosaures, puis le Jurassique, deuxième époque avec de nouveaux dinosaures encore plus gros, enfin le Crétacé et l’énorme et invincible Tyrannosaurus Rex.
D’autres nouvelles espèces d’animaux peuplaient peu à peu la Terre, se nourrissant d’herbes, de feuilles, ou se mangeant entre eux. La colline sentait cette vie courir sur son échine, et la chaleur des bêtes qui dormaient à l’abri de ses forêts.
Mais un jour qui dura sans doute plusieurs siècles, la tempête devint encore plus violente. Des vents furieux firent le tour de la Terre à des vitesses vertigineuses, penchant la tête des arbres jusqu’à toucher le sol, arrachant les plus fragiles qui partaient dans le vent jusqu’à la mer. Des volcans apparurent où il n’y en avait jamais eu, provoquant de nouvelles cassures et poussant au loin des nouveaux morceaux de Terre.
Les animaux fuyaient effrayés, martelant de leurs pas lourds le dos de la colline inquiète. Elle sentait cette folie du Monde jusqu’au fond de ses entrailles de granit. Une nuit où la fureur des éléments était encore plus intense, elle sentit craquer et geindre ses rocs qu’elle croyait invincibles, et un énorme morceau se détacha, partant sur la mer comme un bateau ivre, laissant de place en place des petits morceaux. L’océan pénétra en un flot furieux dans la faille et roula ses vagues jusqu’au pied de la colline, arrachant les arbres protecteurs, emportant l’humus bien chaud. La colline bien tranquille se retrouva falaise attaquée par la mer à longueur de jours et de nuits.



Au pied de la falaise, un long rocher en forme de nez résistait vaillamment, éperon qui brisait les élans de l’océan. Jamais il n’avait eu aussi froid. Il faisait face aux éléments que sa résistance déchaînait encore plus. La mer attaquait ses pieds, emportant à chaque assaut les pierres les plus tendres, ouvrant en son sein des brèches profondes. Les vents que plus rien n’arrêtait s’appliquaient à lui arracher le peu d’humus qui réchauffait son dos.

Et ce qui devait arriver arriva : le froid du vent s’acharnait sur son dos dénudé, et la mer portait l’humidité jusqu’au plus profond de son ventre. Il se mit à frissonner puis à trembler de plus en plus fort. Le long nez s’était enrhumé.

Soudain, toute la colline fut prise de soubresauts ; une brèche profonde s’ouvrit à son pied, de laquelle surgit un ENORME éternuement, un terrifiant ouragan qui repoussa au loin la mer et les îles, découvrant le sable et le limon qui furent projetés dans l’espace, provoquant un noir nuage de poussière qui cacha le soleil. Cela se reproduisit plusieurs fois pendant les jours suivants, bousculant les petites îles comme de vulgaire cailloux ; une faille s’ouvrit dans laquelle s’engouffra la mer en un flot furieux. L’obscurité avait recouvert la Terre. Les animaux affolés se ruaient les uns sur les autres ou se noyaient dans la mer.

La poussière qui retombait recouvrait la végétation.

En peu de temps, toute vie, privée de nourriture disparut. Le dernier carnivore résista encore quelques semaines, jusqu’à ce qu’il ait mangé la dernière carcasse ; il erra encore quelques temps dans l’obscurité, respirant la poussière mortelle.

Ainsi disparurent les dinosaures.

Seuls les animaux marins, bien cachés au fond de la mer, survécurent jusqu’à ce que la poussière soit toute retombée. Alors revint le soleil, l’herbe et les arbres repoussèrent, et des animaux sortirent de la mer pour s’installer sur la Terre.

Tout recommençait.


Plus jamais le rocher
qu’on appelle aujourd’hui
« Nez de Jobourg »
n’éternua.
Il s’est habitué à vivre
les pieds dans l’eau
et le dos au vent.

Il voit, loin au large,
les petites îles qu’il a bousculées,
et qu’un courant furieux
empêche de revenir.